ITW Prix Avenir des Métiers d’Art INMA 2017

3/ Quel est le rôle du préfet de la région d’Île-de-France, Michel Cadot, auprès des lauréats ? A quel moment la région d’Île-de-France intervient-elle ? Et comment ? Dans chaque région, il appartient au préfet et au recteur d’organiser ce concours des métiers d’art. Il peut cependant le déléguer à la Chambre régionale de métiers et de l’artisanat, ou à la Direction régionale des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l’emploi (Direccte). En Île-de-France, nous sommes très attachés à ce concours et ce sont donc mes services, à la préfecture de région qui l’organisent. La préfecture convoque ainsi le jury, qui se réunit à deux reprises. Une première fois pour les niveaux IV (Brevet des métiers d’Art) et V (Certificats d’aptitude professionnelle), et une seconde fois pour le niveau III, le 19 décembre. Il s’agit avant tout de valoriser ces jeunes talents qui seront les acteurs économiques de demain et de faire connaître les savoir-faire spécifiques aux métiers d’art. Ces prix permettent également de mettre en lumière les formations par apprentissage, filière d’excellence que souhaite promouvoir le gouvernement.

4/ Y-a-t-il un accompagnement vers une insertion professionnelle ? Si oui, quels sont les acteurs de cet accompagnement ? Quand on a des jeunes qui ont un tel talent, oserais-je dire qu’ils ont de l’or dans les mains, on ne peut que les accompagner vers la réussite. Ainsi, la Fondation Michèle et Antoine Riboud encourage les vocations et accompagne les jeunes s’engageant dans la filière des métiers d’arts, en soutenant leurs études et leurs projets professionnels. Pour cela, elle s’associe à différents prix récompensant les jeunes talents, et attribue, en partenariat avec l’INMA, des prêts d’honneur «  Entrepreneurs des Métiers d’Art » afin d’accompagner les jeunes dans leur projet de métiers d’art et leur insertion professionnelle. Par ailleurs, le Club Avenir INMA aide les lauréats dans la construction de leur projet professionnel en leur proposant des annonces (emploi, stage), des appels à candidatures, etc.

5/ Parlez-nous des difficultés rencontrées par ces artisans-créateurs (orfèvres, ébénistes, bottiers, chapelier-modistes…), durant leurs études et surtout pour s’insérer dans une société axée sur les nouvelles technologies ? Des difficultés, vous savez, tout le monde en rencontre quel que soit le parcours choisi mais quand on fait quelque chose avec passion, comme c’est le cas pour ces jeunes, on les surmonte sans problème. C’est une chance de pouvoir vivre de sa passion, de pouvoir créer de ses mains. Alors oui, quelques esprits chagrins pourront leur dire qu’à l’heure du tout numérique, de la dématérialisation et de l’immatériel, travailler de ses mains, c’est démodé, désuet et bien moi, je peux vous dire qu’ils font partie intégrante de l’avenir. Leur travail d’artisan d’art est un des fleurons de l’excellence française et ils doivent en être fiers. De plus, je tiens à vous préciser que l’essor des nouvelles technologies n’est pas forcément antinomique avec l’artisanat d’art, car si « ce que l’on peut faire avec ses mains, on ne peut pas le faire avec un ordinateur » il n’y a pas d’opposition entre le progrès technologique et les métiers d’art, car ils sont complémentaires. La technologie peut aider sur le plan technique (par exemple pour réaliser une maquette), mais la création vient du cœur et reste le propre de l’Homme.

6/ Un coup de cœur parmi les candidats ? Oui, bien sûr, chacun des membres du jury a eu son coup de cœur, et c’est normal, nous avons tous une sensibilité différente, un vécu propre à chacun qui fait que l’on est plus sensible à telle ou telle œuvre, à telle ou telle technique. Mais la question n’est pas là, ce qui est important est de souligner le travail, le talent et la passion de chaque jeune et je peux vous dire que pour le jury, c’est très difficile de départager ces candidats qui ont tous beaucoup de talents.

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